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Pour commencer je
vous partage mon conte préféré!
Un
brin d'avoine et une marguerite s'aimaient d'amour tendre...
Il était une fois un
joli brin d'avoine vert tendre, qui s'était enfui du champ où étaient
réunis tous ses frères en rangs serrés et ondulants comme un lac jaune
doré, sous les caresses soupirantes du vent. Il avait élu domicile,
poussé par le hasard et la bonne fortune, sur le bord du potager du
maître des lieux. Il avait trouvé une terre grasse, onctueuse, et
croissait bellement au bout d'une rangée de carottes vertes et soyeuses,
entre une ligne de gros oignons blancs d'Espagne et un peloton de
poirées, cette bette à carde chantante sous la brise, aux tiges comme
des céleris et aux feuilles étalées en ombrelles vertes et sombres. Le
brin d'avoine s'était fait l'ami de tous. On l'aimait bien. Il
occupait peu de place tout étroit qu'il était. Il était mince, et ne
couvrait personne de son ombre pour le priver du soleil. Et sa petite
voix de clochette, bien accordée comme un carillon d'église, toute
petite, charmait tous les locataires du potager.
À ses pieds, tentait
de percer une herbette qu'à première vue, il avait ignorée. Une herbe
importune, une mauvaise herbe comme il peut s'en trouver dans un potager
de bonne famille. Mais la petite se fit insistante, grandit et grandit
tant, qu'elle fit une magnifique fleur à bouton doré et à la collerette
de blancs pétales bien ordonnés. Une marguerite, une magnifique fleur
qui pliait gracieusement la taille et effleurait doucement le brin
d'avoine au moindre souffle. Parfois même, leurs tiges s'élançaient au
point où, si on ne leur voyait pas les pieds, on pouvait penser qu'il
s'agissait d'une petite marguerite à clochettes, ou d'un long brin
d'avoine à marguerite. Le brin d'avoine en devint très rapidement
amoureux. Il agitait généreusement ses petites cloches pour lui
murmurer des mots doux pour elle seule, à l'oreille, sans que personne
d'autre ne l'entende. La petite fleur baissait tendrement les yeux et
frémissait timidement de la collerette. Elle n'était pas indifférente
aux compliments, et il faut dire, qu'il avait fière allure, notre brin
d'avoine, avec ses longues feuilles vertes et son carillon d'opérette,
son carillon d'amoureux transi. Les jours filèrent, et nos amis aussi
filèrent le parfait bonheur qui vient avec le parfait amour. Amour de
caresses chuintantes, de parfum discret, de doux touchers de tiges
discrètes.
Mais près de la
maison, bien loin du potager et des amoureux, il y avait des rosiers.
De beaux, de magnifiques rosiers, mais aussi des rosiers pompeux,
arrogants. Les fleurs de velours se targuaient d'être les plus belles,
les plus protégées, les plus en sûreté dans leurs épines acérées. La
vue de l'humble marguerite, simple, blanche, sans couleur si ce n'est
que pour son coeur d'or, les faisait rire à grands éclats, du pourpre de
leur teint soyeux. «Regardez-vous donc, criaient-elles, vous et votre
simplicité, vous et votre amour impossible. Vous faites pitié.» Et la
petite fleur, pleurait doucement, reniflait un sanglot au grand
désespoir des légumes du potager, qui les aimaient bien ces deux gentils
amoureux.
Puis vint un bel
après-midi, où la fille aînée de la maison se tailla un gros bouquet de
roses pour sa chambre. Au passage, elle vit notre couple et remarqua:
«comme elles sont gentilles, comme elles sont douces, ces toutes
petites plantes. Mettons-les dans notre bouquet. Elles atténueront le
rouge de ces roses qui vraiment, à la longue, peut être agressif.»
Sitôt dit, sitôt fait. Et le couple se retrouva au milieu du bouquet de
roses, à la place d'honneur. Leurs pieds trempent dans l'eau fraîche,
ils sont ensemble pour toujours. Comme ils sont heureux! Et lorsque
les amies de la jeune femme visitent sa chambre, elles font: «comme
c'est charmant, ce brin d'avoine et cette blanche marguerite au coeur de
ton bouquet: si simples, si tendres. Tes roses sont rehaussées par leur
présence. Mais où donc as-tu eu l'idée?» Et toute fière, elle
répliquait: «les roses, c'est bien, c'est beau, et leur parfum nous
charme, mais la marguerite nous enseigne ce que l'on doit être: pousser
droit, aimer les petits comme ce brin d'avoine et être simple.»
Texte de Louis
Laplante
© Tous droits réservés
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Ce petit conte a une
morale importante pour moi! J'espère toujours pousser droit et rester
simple!!! Je remercie énormément mes parents de m'avoir donné vie et de
s'être si bien occupés de moi, pour que je puisse m'épanouir avec de
belles valeurs.
Merci Papa et merci
Maman!
J'ai appris par mes
expériences que la vie n'est pas si compliquée qu'elle paraît l'être
c'est nous qui voulons bien qu'elle le soit . La vie... C'est la chose
qui est gratuite en ce monde aujourd'hui ! Elle est simple et demande
juste à être aimée! Comme le brin d'avoine et la marguerite.
Je tiens à vous
partager dans les lignes qui vont suivre une partie de moi! Je vais
essayer de ne pas me la compliquer:)) Cela va être simple et vrai! Sans
but de me valoriser ou de vouloir épater la galerie!!!
Hello vous tous,
Vous qui consultez régulièrement mon site, vous connaissez ma passion
pour le graphisme sur ordinateur, mon désir de vous faire partager cet
engouement en vous offrant mes créations.
Je voudrais cependant me présenter de façon plus complète pour que vous
compreniez que cette ardeur à composer m'est nécessaire pour échapper à
certains moments difficiles de ma vie.
Bon… je commence le récit de mon histoire.
Le 5 juin 1971, naissait à Québec une petite fille qui sera l'enfant
unique de ses parents.
C'était moi!
Ma chance a été de grandir à la campagne, de pouvoir courir à travers le
superbe champ de fleurs sauvages qui embellissait et embellit toujours
l’avant de la maison.
A deux minutes de marche, un lac, un verger de pommes, une ferme et… des
vaches, et… plein d’animaux, d’insectes, de fleurs, dont j’ai appris
rapidement les noms.
La fillette curieuse, et même très, très curieuse que j’étais, d’après
mes parents, - je le suis toujours, d’ailleurs ! -, cette petite fille
avide de connaissances et désireuse de les partager, rapportait ses
trouvailles à la maison au grand désarroi de ses parents quand il
s’agissait d’animaux malades qu’elle désirait soigner, des chatons, des
oiseaux mais aussi des bestioles que peu de gens aimeraient voir chez
eux !!!
Petite fille solitaire, j'adorais me promener dans les bois, surtout à
l'automne pour ramasser des feuilles que j'accumulais dans des livres
pour je ne sais quoi en faire.
Encore aujourd'hui, j'en retrouve quand je feuillette certains de ces
bouquins.
C'était le temps de l'insouciance, je collectionnais tout et rien... je
m'amusais !
Hé oui, j'étais une petite fille solitaire ! Je n'avais pas beaucoup
d'amis, d'amies mais pourquoi ?
Je les aimais trop ! On me reprochait d'être collante... accaparante...
« Citrouillette, aimer trop ! » Je n'en reviens pas encore... On n’aime
jamais de trop !...
J'ai beaucoup pleuré à cause de cela, vous ne pouvez vous imaginez
combien j'étais triste. Mes parents me réconfortaient mais ça ne
remplace pas une amitié... J'ai même un jour voulu échanger les bijoux
de ma mère pour en acheter une. Oui ! Incroyable mais c'est possible
!!!... La preuve !!!
J'ai fini par faire ma vie, seule, et en y réfléchissant bien, j'en suis
heureuse aujourd'hui.
L’école ! Une chance pour moi. Je m’y suis fait enfin des amis. J’ai
adoré l’école qui m’a fait goûter à la vie sociale. J’aimais faire mes
devoirs, apprendre et surtout, réussir. J’ai eu le bonheur d’avoir
d’excellents professeurs. Ils m’ont enseigné la grammaire, les maths, la
géographie… Mais c’est grâce à eux que j’ai commencé à connaître la vie,
la société… Merci à eux !
J’ai appris à vivre avec les autres, à les comprendre, à les aimer tels
qu’ils sont.
J’ai appris à partager… à laisser ma place… à attendre… Difficile pour
une petite fille unique, gâtée et surprotégée !
Ils m’ont enseigné les bonnes choses et les bonnes manières.
Aujourd’hui, je sais aimer, je sais partager, je sais écouter.
Une nouvelle fois, merci, chers professeurs.
Étape suivante. Mes amours, oufffff
!!!!!!!!!!!! Je t’aime un peu, beaucoup, passionnément, à la folie...
Que d’amourettes, d’amours, de passions !…
Je tombais en amour presque tout le temps, la passion, celle de
l’artiste, je voulais la vivre en tout.
Dès l’âge de 9 ans, j’ai eu un « amoureux ». Pas longtemps !…
Mon premier véritable amour, lui, a duré 14 ans !
Je ne regrette rien. Je regarde toujours cet homme avec respect… La vie
a ses hauts et ses bas… Nos chemins se sont séparés à cause des défis
que nous apporte la vie pour progresser. Nous nous sommes fiancés puis,
malheureusement, ce fut la fin.
C’est une période de ma vie qui m’a beaucoup marquée. Dures étapes à
passer. Vous allez comprendre pourquoi dans la suite de mon récit.
J’ai vécu après cette séparation, la période du « band-aid » (diachylon).
J’ai connu plusieurs relations mais sans importance. Je n’arrivais pas à
trouver quelqu’un qui me collait à la peau. Alors… j’ai pris cette
période qui a duré presque 7 ans, pour me comprendre et apprendre qui je
suis vraiment, savoir mes goûts, mes buts… Ce n’est pas évident de se
retrouver à l’intérieur de soi et de s’analyser pour réaliser d’où
viennent ses petits bobos… Mais maintenant, ça va, j’en suis contente
aujourd’hui…
Il y a presque 3 ans, j’ai rencontré un homme merveilleux, un homme que
j’ai appris à connaître peu à peu. Pas de passion, cette passion que je
voulais vivre à tout prix mais la raison… Je suis fière d’avoir enfin
compris qu’en chaque personne, il y a de la passion et de la raison et
quand la passion ne fonctionne pas, on se tourne vers la raison !!! Mais
ce qu’il y a d’étonnant, c’est que petit à petit, cette passion qui
n’existait pas au début, s’est installée… Oui, oui !!! vous allez rire,
J’ai le coup de foudre et des papillons dans le ventre quand je le vois,
quand je pense à lui. Je l’adore, il est mon support, mon assise, mon
épaule !!!
Nous nous aimons tellement que nous avons eu ensemble un petit être qui
me ressemble, l’accomplissement de notre amour, la merveille des
merveilles, Frédéric-Alexandre, né le 2 novembre 2003. Il est un cadeau
venu du ciel car j’étais persuadée que mon tour était passé. Ce fut une
surprise qui a ouvert les portes de mon cœur. Il est mon rayon de
soleil, mon sourire du matin, mon bonheur de tous les jours. Je remercie
les gens qui m’ont soutenue dans la décision de garder mon enfant car je
ne connaissais son père que depuis 6 mois et ça m’effrayait un peu.
Quelle belle étape de ma vie, la meilleure, mais ça n’a pas toujours été
comme ça. J’ai connu une période difficile à vivre, la plus dure de mon
existence.
« La marguerite s’éteint, se fane et disparaît… »
La maladie ! Depuis que je suis toute jeune, je côtoie la maladie.
Ma mère souffre d’un diabète difficile à contrôler avec les manques de
sucre et le taux bas de glycémie en résultant. C’est une maladie néfaste
pour le corps humain. Ce n’est pas à cause du diabète que les gens
décèdent mais des séquelles qu’il provoque, les organes vitaux se
dégradent petit à petit, le cœur, les yeux, le pancréas, les reins sont
peu à peu touchés. Ma mère a vécu tout ce que peuvent vivre les
diabétiques, l’amputation, heureusement, lui a été épargnée !
Décès de mon père en 1996…, moment très pénible de ma vie car il est
mort à la fête des pères d’un arrêt cardiaque sans avoir eu le temps
d’ouvrir mes cadeaux. Mon père ! Mon ami ! Mon épaule !!! Et oui,
j’étais la fille à papa !
J’ai dû déménager de mon appartement où j’habitais avec mon ancien
conjoint pour venir en aide à ma mère qui ne pouvait rester seule !
Ouffffffffff ! cette année fut la pire de ma vie…
La santé de ma mère déclinait, entrées et sorties de l’hôpital…
J’essayais de conjuguer ma vie avec mon conjoint et celle avec ma mère…
de tout combiner en plus avec mon emploi. Je devais supporter cette
tristesse qui était en moi. Je n’y arrivais pas. Non ! C’était trop…
J’ai fait ce qu’on appelle un Burn-Out !!! et ne m’en suis rendu compte
qu’un an après. Je pesais 85 livres !!! Je me pensais forte, capable de
tout assumer mais non, j’étais comme tout le monde… fragile !
Inquiète sur la santé de ma mère qui devait faire de plus en plus de
séjours à l’hôpital, ne voyant malgré tout, aucune amélioration, j’ai
demandé à vérifier son dossier médical. Quelle surprise ! Il y était
mentionné : « Pourrait avoir des problèmes rénaux » !!! Ça m’est tombé
sur la tête, le diabète attaquait les reins de ma mère, la filtration
des déchets et l’assimilation de l’insuline dans son corps se faisaient
mal. Elle était en train de s’intoxiquer… en outre, ils avaient surdosé
l’insuline avec comme résultat, la chute de sa glycémie. Pourquoi
n’avaient-ils pas vu cela plus tôt ? En tous les cas…
J’ai fait mon possible pour que maman reprenne des forces. ..
Hospitalisation pour un bilan complet. Diagnostique… Il faut dialyser ma
mère, ses reins ne fonctionnent plus. La dialyse permet la filtration et
l’élimination des déchets dans le sang. Pour cette dialyse, on établit
une connexion entre la machine filtrante et un tube dans le bras de ma
mère. Cette connexion s’appelle « gortex », mais souvent elle ne se fait
pas et une opération est nécessaire.
Maman a été dialysée pendant presque 3 ans, 3 à 4 fois par semaine ! Je
servais de taxi. Je courais après le temps. Les soins de ma mère, mon
emploi à plein temps, coordonner les deux était difficile. Je devais
remonter le moral de maman qui était au plus bas comme sa tension
artérielle et en plus, elle réagissait mal à l’ « éprex ».
Quel désastre, je ne savais plus quoi lui dire pour l’encourager à
continuer. Il ne restait qu’un seul remède, la greffe d’un rein… Maman
était donc sur liste d’attente. J’ai appris en même temps que j’étais
enceinte, vous comprenez maintenant pourquoi, j’ai hésité à garder ce
bébé qui est maintenant ma vie.
La chance était en train de tourner, elle revenait quelque peu.
J’attendais un bébé et… coup de téléphone… un rein pour elle ! Oh là là,
quelle bonne surprise ! Je venais de lui dire que j’étais enceinte et
elle apprenait de son côté qu’elle allait avoir un nouveau rein! Cette
étape de ma vie, je la surnomme, le miracle !
L’opération avait duré plusieurs heures, le rein ne voulait pas
fonctionner… j’allais perdre ma maman !
Mais un coup de notre petit Seigneur et voilà qu’il s’était mis à
filtrer le sang de maman. Elle était comme moi avec un nouveau bébé dans
le ventre, un nouveau bébé qui lui redonnait la vie. On appelle ça un
greffon.
Elle était
sauvée à condition de ne pas faire de rechute, elle était sauvée et
pouvait profiter de la vie, de la venue de son petit-fils Frédéric, de
le voir grandir, jouer et rire, de l’entendre mettre tant de gaieté dans
la maison. Quel bonheur pour nous tous ! Mais ce fut de courte durée…
La nuit du
dimanche 25 septembre 2005 à 2 heures, elle a fait une hémorragie
cérébrale massive.
Maman qui
avait déjà tant souffert, m’avait fait promettre que, dans une telle
situation, on ne fasse aucun acharnement thérapeutique. J’avais promis…
j’ai donc suivi sa volonté mais que ce fut dur de prendre une telle
décision. L’attente commençait, cette attente longue et insoutenable.
Le jeudi
29 dans la nuit, elle fut déclarée en mort cérébrale mais ce n’était pas
fini. Elle qui avait été sauvée par le don anonyme d’un rein en 2003, je
tenais à faire également don de ses organes sains. Il fallait donc la
maintenir en vie artificielle. Après analyse, on a pu prélever son foie
qui maintenant fait vivre quelqu’un. Le vendredi enfin, Maman avait fini
de souffrir, elle était libérée.
Elle est
devenue ma petite étoile dans le ciel, un des rayons de soleil dans mes
journées, elle est là à mes côtés comme papa l’a toujours été depuis son
départ en 1996.
Ils me
protègent, me regardent vivre et voient grandir mon petit Frédéric de
là-haut.
La vie
continue, je veux être forte pour mon conjoint et pour mon merveilleux
fiston qui est mon avenir, mon sourire, ma joie, mon bonheur.
Voilà, vous connaissez un peu…
beaucoup… pas mal de ma petite vie !!!
Si vous voulez savoir encore plus à mon sujet,
n’hésitez pas à me le demander !
Merci de m’avoir lue jusqu’au bout ! Merci de me comprendre.
Marguerite
Un coin de mon petit paradis chez moi.




Me voilà :))) Avec mon conjoint Mathieu et
mon fiston Frédéric!
En 2004.

Me revoilà :))) Avec mon conjoint Mathieu et
mon fiston Frédéric!
En novembre 2006 lors de la fête de
Frédéric ,3 ans.
P.S. Je remercie Laurène, Nancy et France
Patte de m'avoir aidée:)
Un gros bec à vous trois !!!
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